La résilience, ce n’est pas…

La résilience, ce n’est pas :

  • Faire semblant que tout va bien
  • Jouer au « tough » (femme forte ou homme fort)
  • Encaisser en serrant les dents
  • Ravaler ses larmes
  • En faire plus
  • Nier / refouler ses émotions ou sa vulnérabilité
  • Se forcer à aller au-delà de ses limites

La résilience, pour moi, c’est me donner les moyens de tenir bon quand rien ne va plus. C’est faire AVEC mon niveau d’énergie actuel, mes émotions à fleur de peau, mon discours intérieur parfois décourageant. C’est me prendre là où j’en suis et me demander de quoi j’aurais besoin pour mieux vivre ma journée.

C’est accepter qu’il y ait des jours où c’est juste TROP… et être une amie attentionnée envers moi-même. Me rappeler que ce que je vis, c’est temporaire. Me demander comment je pourrais faire un pas de plus en direction de mon bien-être aujourd’hui. Un seul.

Je me souviens que, lorsque j’ai vécu une dépression majeure, il y a 10 ans, chaque matin, je me levais avec l’idée d’en finir. La résilience, à chaque jour, c’était de me demander : « comment je peux rester en vie aujourd’hui? ». Cela pouvait être en dormant 12 heures, en allant à mon groupe d’entraide, en me réfugiant dans ma spiritualité ou en regardant un film.

Un geste par jour. Pour tenir. Rester en vie. Continuer même si tout en moi avait envie d’arrêter. De laisser tomber. À cette période, la résilience, c’était tenir. Pas soulever des montagnes. Pas performer. Juste TENIR. 24 heures de plus. Parfois, 5 minutes de plus. C’était bien assez.

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